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France

La France s’engage un peu plus nettement dans la lutte contre l’EI

L’offensive française contre l’État Islamique est lancée. Vendredi, huit Rafale ont décollé du porte-avion Charles-De-Gaulle en direction de l’Irak dans le cadre de l’opération Chammal, visant à venir en aide à l’armée irakienne face à l’État Islamique.

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Vendredi, à 6h10, huit Rafale français ont décollé du porte-avion Charles-de-Gaulle en direction du Nord de l’Irak et donc de Mossoul. Les détails de cette première opération restent inconnus du grand public et des médias mais on peut supposer qu’il s’agissait d’une opération de repérage dans un premier temps.
Seulement, au vu du contexte international de la lutte contre Daech, les raisons de cette intervention ne sont pas restées inconnues longtemps. Ainsi, avec cette opération, la France s’engage dans la bataille contre Daech à Mossoul. La deuxième ville d’Irak fait en effet l’objet de toutes les attentions. La Coalition internationale dit vouloir engager « l’action majeure » très vite, en octobre vraisemblablement. La reprise d’un tel lieu stratégique serait une avancée majeure dans la lutte contre Daech en Irak et en Syrie puisque Mossoul est, avec Raqqa, l’une des bases principales de l’État Islamique.

Un engagement nouveau

Jusqu’à maintenant, la lutte de la France contre l’État Islamique était négligeable puisqu’elle se limitait à une frappe aérienne par jour. Mais grâce au déploiement du Charles-De-Gaulle, la capacité des frappes françaises est triplée. Cet apport militaire dans la reprise de Mossoul de la part de la France lui permet ainsi de bénéficier d’une place de choix dans le dénouement politique et stratégique du conflit syrien et en particulier de la future bataille de Mossoul. En effet, le porte-avion français bénéficie d’une force de frappe importante : à son bord, vingt-quatre Rafale, deux avions de guet, un avion de patrouille maritime et quatre hélicoptères.

Une offensive en préparation, au sol également

Ainsi, pour pouvoir reprendre Mossoul, la Coalition Internationale devra déployer des forces militaires au sol afin de vaincre les 3 000 à 4 500 combattants islamistes présents à Mossoul. Mais là aussi, l’assaut se prépare. Barack Obama envoiera 615 soldats américains supplémentaires en Irak, en plus des 4 600 militaires déjà présents sur le terrain. L’armée irakienne serait ainsi renforcée.

Cette opération militaire de la France en Irak est donc l’amorce d’une ultime offensive à Mossoul qui est donc à prévoir de la part de la communauté internationale d’ici à fin octobre. Grâce à ses forces aériennes, dont vingt-quatre Rafale, la France aura sa place dans le dialogue international concernant le conflit syrien.
Néanmoins, cette nouvelle bataille constituera un défi humanitaire pour l’ONU puisque plus d’un million de personnes pourraient être déplacées lors de cette prochaine bataille.

En bref

POLITIQUE – La semaine de Nicolas Sarkozy aura été bien difficile. Lundi, deux de ses proches sont placés en garde à vue pour traffic d’influence. Mardi, de nouvelles informations concernant le financement de la campagne présidentielle de 2007 par la Lybie sont dévoilés par Médiapart. Puis, jeudi, Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy publie un livre-révélations sur l’ex-chef de l’État et le même jour, l’affaire Bygmalion rattrape le candidat avec un reportage diffusé dans Envoyé Spécial sur France 2.

CHÔMAGE – Après un léger mieux ces derniers mois, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi augmente à nouveau en août avec 50 200 personnes supplémentaires sans aucune activité.

RELIGION – L’Église de Saint-Étienne du Rouvray a rouvert ses portes ce dimanche à l’occasion d’une cérémonie d’hommage au Père Hamel. Le Pape François a d’ailleurs annoncé que la procédure de béatification de celui-ci serait accélérée.

ALSTOM – Une nouvelle manifestation s’est tenue mardi devant le siège du groupe.

SANTÉ – Les médecins ont manifesté ce mardi contre leurs conditions de travail précaires et la mise en place tardive du plan d’action de Marisol Touraine, la Ministre de la Santé.

International

Hillary – Trump : 1-0

Hillary Clinton est ressortie gagnante du premier débat télévisé de la campagne américaine. La précision de ses réponses s’est opposée aux généralités de Donald Trump.

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Lundi 26 septembre, à 18h sur la côte ouest et 21h sur la côte est, tous les américains se réunissent devant leur poste de télévision pour assister au premier débat présidentiel entre Hillary Clinton et Donald Trump. Les deux candidats arrivent avec un but précis : faire basculer les indécis de leur côté au fil du débat.

Ainsi, pendant quatre-vingt-dix minutes, les deux candidats se sont affrontés sur trois thèmes cruciaux : l’économie et l’emploi, les questions raciales et la sécurité nationale.
Très vite, le magnat de l’immobilier est vaincu. Mal préparé et très peu convaincant, il enchaîne les approximations (pour ne pas dire mensonges) et se contredit à de multiples reprises. Le candidat républicain interrompt sans cesse Hillary Clinton, de façon très simpliste par des « Faux ! » ou « Je n’ai jamais dit ça » lorsque son adversaire lui rappelle certaines de ses déclarations, sur Twitter par exemple, qui ont fait polémique par le passé. « Donald », comme la démocrate aime l’appeler, ne revient pas non plus sur les polémiques qui ont encerclé cette dernière ces dernières semaines…
De son côté, Hillary Clinton ressort fortifiée de cette confrontation. Face aux erreurs de son opposant républicain, sa précision et son expérience ont fait foi. Elle a notamment souligné son sérieux en réponse à l’une des attaques de Donald Trump : « Je crois que Donald me critique pour avoir préparé ce débat. C’est exact, je me suis préparée. Vous savez à quoi d’autre je me suis préparée ? À être présidente. »

Dans les jours qui suivent, Hillary Clinton remonte dans les sondages. 62% des Américains estiment que la démocrate a remporté cette confrontation.

Mais à un peu plus d’un mois du scrutin présidentielle, 20% de l’électorat des Etats-Unis reste indécis… Mais qu’attendent donc les Américains de leur prochain président ou présidente ?

Le peuple américain est en colère, on l’aura compris. Et c’est sur ce mécontentement que repose ses attentes, contradictoires selon les différentes classes sociales.

meeting-de-donald-trump-chicago-violences-apres-lannulation_2.jpgAinsi, on distingue d’un côté la classe ouvrière blanche, fervente partisane de Donald Trump. Cette dernière
se drese contre la délocalisation, l’immigration et les minorités. Cette classe ouvrière se considère comme opprimée, particulièrement par les minorités et a une vision très pessimiste de l’Amérique. Cet électorat souhaite un renouveau dans la classe politique et rejette les figures politiques classiques incarnées par Hillary Clinton ou Barack Obama. Ainsi, Donald Trump est pour eux le symbole de la « success-story », de l’outsider, de l’American Dream et surtout du fameux « franc-parlé ». Donald Trump s’est ainsi positionné en espoir et porte-parole de cette catégorie sociale dès le début de sa campagne, ce qui explique sa réussite inattendue en politique.

Les partisans d’Hillary Clinton ont quant à eux des attentes opposées à l’électorat de Donald Trump. Son électorat milite pour l’égalité sur tous les plans : économique, social, racial, migratoire, etc. La démocrate réunit majoritairement l’ensemble des minorités (communauté hispanique ou noire par exemple) et les femmes américaines. Mais ces deux classes sociales n’adhèrent pas toujours au programme de l’Ancienne Secrétaire d’État, qui peine à faire oublier son ancienne fonction. En effet, Hillary Clinton bénéficie parfois d’un vote « anti-Trump ». C’est notamment le cas de plusieurs Républicains qui la soutiennent.

Statistiquement, Hillary Clinton semble devancer Donald Trump mais reste les américains que l’on appelle indécis. En majorité, cette tranche de la population est traditionnellement républicaine et conservatrice. C’est le cas des Catholiques Blancs ou des Anciens Combattants par exemple. Ces électeurs sont partagés : d’une part, ils hésitent à soutenir Donald Trump en raison de son impulsivité et de son inexpérience totale et d’autre part, le rejet de la politique traditionnelle domine chez ces catégories sociales, les éloignant d’Hillary Clinton.

Après ce premier débat présidentiel, les Américains attendent tous beaucoup du (ou de la) futur(e) président(e) des Etats-Unis. Celui ou celle qui remportera cette élection ne sera donc pas celui qui saura rassembler mais celui ou celle qui dénigrera le plus son adversaire aux yeux du peuple américain.  

En bref

DISPARITION – Shimon Pérès s’est éteint mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans. Il fut un homme politique fondateur de l’État d’Israël et avait notamment négocié des accords de paix avec la Palestine, comme les accords d’Olso. De nombreux dirigeants étrangers étaient présents à ses funérailles vendredi à Jérusalem.

SYRIE – Les frappes du régime de Bachar Al-Assad et de la Russie ont repris à Alep cette semaine. Les deux principaux hôpitaux rebelles ont été touchés, faisant chaque jour une dizaine de victimes.

COLOMBIE – L’accord de paix entre le gouvernement colombien et les FRAC a été signé lundi après 52 ans de conflit. La population était appelée à se prononcer sur le sort de cet accord dimanche par référendum.

BREXIT – Theresa May, la première ministre du Royaume-Uni a annoncé dimanche que la procédure de sortie de l’Union Européenne serait enclenchée d’ici fin mars 2017.

POLOGNE – Des milliers de polonais ont manifesté leur opposition à l’avortement dans leur pays samedi 1er octobre. Cette manifestation s’inscrit dans le projet de loi pour l’interdiction totale de l’IVG en Pologne qui sera examiné prochainement par le Parlement.

ESPAGNE – Pedro Sanchez, patron du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) a été contraint de démissionner samedi 1er octobre. Il était notamment à l’origine du blocage politique de l’Espagne depuis neuf mois en empêchant Mariano Rajoy, actuel Premier Ministre de constituer un gouvernement.

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