L’actualité du 12 au 18 septembre aura été marquée par la mobilisation des infirmiers contre leurs conditions de travail et par le cessez-le-feu en Syrie. 

France

Photographie : AFP 

De moins en moins d’infirmiers pour toujours plus de travail

Le suicide de cinq infirmiers cet été a été le déclencheur d’une vague de protestations dans la profession paramédicale. La Coordination Nationale Infirmière (CNI) demande la mise en place d’un plan de prévention des risques psycho-sociaux à l’hôpital pour les infirmiers.

La CNI, l’un des principaux syndicats de la profession a appelé mercredi l’ensemble des infirmiers et infirmières à la grève. Tous les personnels paramédicaux comme les kinésithérapeutes ou les aides-soignants étaient également invités à se joindre au mouvement. Le syndicat a ainsi organisé un rassemblement à Martigues, en amont de ses universités d’été mais le personnel hospitalier a également mené des actions locales, comme à Poitiers où 200 infirmiers ont suivi le mouvement de grève. Tous ont observés une minute de silence en hommage à leurs collègues décédés pendant l’été au Havre, à Toulouse, Saint-Calais et Reims.

Avec cette mobilisation, les infirmiers et infirmières dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles. Selon eux, les réponses données par Marisol Touraine face à cette situation sont « très insatisfaisantes ».

Mais ce « ras-le-bol » général des infirmiers du service privé et public ne date pas de l’été dernier seulement. Cela fait plusieurs années que les conditions de travail du personnel soignant se dégradent. Ainsi, ils sont victimes de violences verbales et physiques sur leur lieu de travail, de restructuration et de sous-effectif. Nathalie Depoire, présidente du CNI dénonce notamment les changements de services de certains infirmiers dans lesquels ils n’ont aucune expérience. Selon elle, ceux-ci sont alors déstabilisés, craignent la faute professionnelle et mettent leur responsabilité en jeu. Ils sont également nombreux à revendiquer la dimension humaine de ce métier. Nathalie Depoire souligne ainsi : « On n’est pas des machines à soigner ».

Les demandes des infirmiers peuvent donc se résumer ainsi : plus de fonds pour l’embauche, l’attribution d’un infirmier à un service et la mise en place d’une cellule psychologique pour le personnel hospitalier. Marisol Touraine devrait, à l’automne, annoncé des mesures concernant ces risques psychologiques. 

En bref

ÉCONOMIE – Mercredi 7 septembre, l’entreprise Alstom a annoncé l’arrêt de la production de locomotives sur son site de Belfort. Cette semaine, la mobilisation s’est organisée. Une réunion d’urgence s’est tenue lundi à l’Élysée et une manifestation a eu lieu jeudi à Belfort.

JUSTICE – Le procès de l’ancien Ministre du Budget Jérôme Cahuzac a repris. Accusé de fraude fiscale, le parquet a requis trois ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité à son encontre. Le jugement sera connu début décembre.

TERRORISME – Le premier centre de déradicalisation ouvrira ses portes en Indre-et-Loire à la fin du mois de septembre, non sans crainte des habitants.

LOI TRAVAIL – Une dernière manifestation contre la Loi Travail adoptée en juillet a eu lieu dans toute la France jeudi. Elle a réuni entre 78 000 et 170 000 personnes.

RELATIONS INTERNATIONALES -Le Dalaï Lama était en visite à Paris à partir de lundi 12 septembre en tant que chef religieux. Aucun membre du gouvernement n’a souhaité le recevoir mais il a rencontré Emmanuel Macron.

SPORT – Les Jeux Paralympiques s’achèvent ce dimanche 18 septembre. La France a ramené 28 médailles dont 9 en or.

International

Un cessez-le-feu en danger

Moscou et Washington ont conclu une trêve des combats en Syrie, entrée en vigueur lundi soir. Mais après le bombardement des forces du régime par les Etats-Unis, l’accord est remise en cause…

Samedi 10 septembre, les Etats-Unis, alliés des forces rebelles et la Russie, alliée de Bachar al-Assad, se réunissaient à Genève au sujet du conflit syrien. Après une journée de négociations tendues, un cessez-le-feu est conclu entre les deux grandes puissances.
Les principaux intéressés à savoir les forces rebelles et le régime syrien approuvent l’accord. Du côté de Bachar al-Assad, on assure que « le gouvernement syrien a eu connaissance de l’ensemble de l’accord et l’a approuvé ». Malgré quelques réserves exprimées du côté de l’Armée Syrienne Libre (ASL), les rebelles en font autant et disent vouloir « coopérer positivement » à ce cessez-le-feu. Selon John Kerry, secrétaire d’état américain, cette trêve pourrait être « la dernière chance de sauver » la Syrie.

Il est à souligner que cet accord est la première coopération entre les Etats-Unis et la Russie dans le but de favoriser une reprise éventuelle de négociations entre les rebelles et le gouvernement. Ainsi, Moscou et Washington cherchent à initier une transition politique afin de pouvoir mettre en place une coopération militaire contre les mouvements djihadistes présents sur la moitié du pays.

Ainsi, le régime syrien annonce la suspension des opérations militaires pour sept jours et les Etats-Unis demandent à avoir un accès à Alep afin de fournir de l’aide humanitaire aux habitants.

Finalement, le dernier tir du secteur rebelle retentit à 18h55 (heure locale). Les civils peuvent alors profiter de l’Aïd al-Adha, fête musulmane la plus importante de l’année religieuse. Dans son ensemble, le cessez-le-feu est respecté. Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits humains déclare : « C’est globalement calme sur tous les fronts, surtout dans les régions de Damas, d’Alep et d’Idleb, hormis quelques roquettes tirées dans le Sud juste après le début de la trêve ».
Mercredi, le cessez-le-feu est même prolongé pour 48 heures. Malgré quelques violations de la part des rebelles et des forces de Bachar al-Assad, le cessez-le-feu conclu le 10 septembre se porte bien.

Mais, vendredi l’acheminement humanitaire des Etats-Unis vers Alep est annulé… La Russie et les Etats-Unis commencent alors à s’accuser mutuellement de ne pas respecter l’accord conclu.
C’est alors que samedi les forces américaines bombardent l’armée de Bachar al-Assad, faisant 60 morts. Les États-Unis admettent aussitôt leur erreur et disent avoir cru attaquer une position de Daesh. Les russes accusent « l’opposition modérée » d’avoir « fait échoué » la trêve, sans pour autant déclarer l’accord caduc.
Désormais, l’accord conclu il y a une semaine jour pour jour entre Sergueï Larvov, Minsitre des Affaires Étrangères Russes et John Kerry, Secrétaire d’État Américain est plus fragile que jamais.
Cette tentative de réconciliation entre forces rebelles et forces du gouvernement pourrait encore une fois se solder sur un échec, relançant un conflit qui a fait plus de 300 000 morts en 5 ans.

En bref

ÉTATS-UNIS – Une bombe a explosé en plein New York, dans le quartier de Chelsea, samedi soir faisant 29 blessés. Aucun lien terroriste n’a été établi « à ce stade » même si certains élus ne doutent pas de la motivation de cet acte. Par ailleurs, un autre dispositif a été retrouvé aux alentours du lieu de l’explosion. Il s’agissait d’une cocotte-minute qui elle, n’a pas explosé.

TERRORISME – Huit personnes ont été blessées dans une attaque à l’arme blanche samedi soir dans le Minnesota. L’assaillant a fini par être abattu par un policier. Dimanche dans l’après-midi, l’agence de presse du groupe État Islamique a revendiqué l’attaque.

PRIMAIRES AMÉRICAINES – Lors de la cérémonie de commémoration du 11 septembre dimanche dernier, Hillary Clinton a été victime d’un malaise. Cet incident l’a contrainte à dévoiler qu’elle souffrait d’une pneumonie et à se retirer de la campagne pendant quelques jours. Son mari Bill Clinton et le Président Barack Obama lui-même ont assuré la continuité de la campagne en son absence. Donald Trump, le candidat républicain a pendant ce temps rassuré les américains sur sa bonne santé. Cet incident survient alors que de nombreux médias mettaient en cause la forme physique de la candidate.

EUROPE – Les 27 dirigeants européens étaient réunis à Bratsilava, en Slovaquie ce vendredi afin de redonner aux citoyens « la vision d’une Union attrayante à même de susciter leur confiance et leur soutien ».

ALLEMAGNE – Les élections régionales ont eu lieu à Berlin ce dimanche 18 septembre. Le SPD, parti des sociaux-démocrates est arrivé en tête avec 23% des voix. Mais le parti conservateur d’Angela Merkel n’a obtenu que 18% des bulletins de votes, alors que le parti d’extrême droite de l’AfD monte dangereusement dans les suffrages avec 12% des voix.

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